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frédéric rey

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A warm place

wish there is something real, wish there is something true
June 18

Commedia dell'arte !

Voilà les premières représentations du "Roi cerf" de Carlo GOZZI sont passées...
C'était un texte qui me tenait à cœur sans doute parce qu'il aborde le pouvoir et l'amour avec une virtuosité que l'on doit à ce trépidant comte vénitien (un sagittaire... tiens comme c'est étonnant ! Ils sont tous dingues : Beethoven, Jim Morrison, Janis Joplin, Jimmy Hendrix, Tom Waits, Woody Allen et bien d'autres !). L'an dernier nous avions monté "L'Oiseau Vert" du même auteur. C'était déjà une première ébauche, une première entrée dans l'univers de la commedia. Ce style toujours rejeté par le théâtre bien pensant, par les "docteurs du théâtre" qui glosent pendant des heures sur la vérité de l'art dont ils prétendent être les seuls gardiens. Tant de chemin parcouru depuis l'an dernier... Et pourtant nous sommes pour la plupart les mêmes dans cette nouvelle aventure. Un peu plus matures, un peu plus vieux pour certains.
J'ai pris un immense plaisir à m'initier à la commedia. Cela a commencé l'été dernier avec Pierre et Eva à l'occasion d'un voyage improvisé à Avignon. Pierre a eu la chance de nous précéder dans la voie. Il a mouillé la chemise pendant que nous étions les spectateurs émerveillés de "Lancelot et le Dragon" ou encore de "Arlequin voyage en Chine"... Je brûlais d'envie de mouiller la chemise aussi, alors je me suis jeté avec FUREUR dans les connaissances livresques. J'ai avalé l'excellent livre de Constant Mic "La Commedia dell'arte" publié à la librairie théâtrale en 1980 puis celui de Michèle Clavilier et Danielle Duchefdelaville "Commedia dell'arte" publié aux Presses Universitaires de Grenoble en 2005. Bien entendu, il me manquait le savoir du corps. Ah ! Certes n'y avait-il pas un peu de commedia dans Dissonances Mozart ? Les professeurs de la fac n'étaient-ils pas les "docteurs" de la commedia, Philippine et Chloé n'étaient-elles pas les "amoureuses", Jonathan n'était-il pas "l'Arlequin" de la bande ? Et pour ma part n'était-ce pas l'ébauche d'un "Pantalone"... Digression sans doute ! Si loin, si proche...
En avril je devais faire un stage avec Carlo Boso, un metteur en scène considéré comme une maître en matière de commedia. Le stage est tombé à l'eau... alors j'ai trouvé un autre stage avec Patrick Forian. J'ai beaucoup apprécié cette semaine de formation à l'Espace Saint Roch à Paris. Nous avons travaillé tous les personnages. Il se trouvait que je faisais un bon Pantalone et aussi un bon docteur. J'étais loin de faire un bon Arlequin, mais je pense en avoir saisi la dynamique (je comprenais mieux ce que me disait Pierre... qui est un bon Arlequin et un terrible Tartaglia).
Le hasard a voulu aussi que je parte en Croatie dans la foulée et que nous nous arrêtions en route à Venise. Jubilatoire de parcourir les rues en s'imaginant prendre la peau de Pantalone (nota : il existe une place et une église à Venise appelée "San Pantalone"... étrange non ?). Le hasard aussi a voulu que nous soyons bloqués deux jours à Padoue...ville dans laquelle Carlo Gozzi est décédé un matin du mois d'avril de l'an 1806. Coïncidence car je ne savais pas où le comte avait terminé ses jours.
Bref, chaque projet est toujours prétexte à vivre des aventures surréalistes... Cela avait déjà été le cas avec Dracula, Marie Bashkirtseff, Dissonances Mozart... fiction et réalité sont souvent entremêlées dans le déroulement des projets que j'ai la chance de mener... et cela sans nécessairement le chercher.
Il me faut remercier du fond du cœur toute la bande : Thomas, Charlotte, Maxime, Eva, Laura, Sylvain, Willy, Matthÿs, Pierre et l'oscar du meilleur rôle : Julien ! Je suis heureux que nous ayons réussi à relever le défi. Certes ce n'est pas encore parfait. Il nous faudrait 10 ans de commedia dans les reins pour prétendre toucher la quintessence du style... mais nous sommes en route. Et cela veut aussi dire que nous avons encore à faire, à apprendre et donc à vivre ! Le chemin est souvent plus exaltant que la finalité... (d'ailleurs il nous reste Berthemont !)

Et si nous nous attaquions au Faust de Marlowe l'an prochain ? (les diableries me manquent !)

Biographie de Carlo GOZZI :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Gozzi

Atelier Patrick FORIAN :
http://www.atelierforian.com/


June 10

Le Roi Cerf de Carlo Gozzi

LA SEMEUSE / CENTRE CULTUREL DE LA PROVIDENCE PRESENTE


LE ROI CERF

Pièce de théâtre de Carlo GOZZI (1762)

par la Jeune Troupe de La Semeuse


Mise en scène, Frédéric REY

Musique, Matthÿs WARNAAR

Costumes, Opéra de Nice


avec


Pierre PETITFRERE, Tartaglia

Maxime CRISTINI, Deramo

Eva SAUTEL, Smeraldina

Sylvain GUINE, Pantalone

Charlotte ROUSSEAU, Brighella / Clarisse

Laura ROATTINO, Angela

Willy LELOUCH, Gigolotti / Durandarte / Léandre

Thomas MARENDA, Trufaldino

Julien BAUTISTA, un garde / le buste magique


Dans une contrée imaginaire, le bon roi Déramo souhaite prendre femme. Il passe en revue toutes les filles de son royaume, mais ne trouve jamais l’âme soeur, jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’Angéla, la fille de Pantalone. Fou de jalousie et bien décidé à s’emparer du pouvoir, Tartaglia, premier ministre, abuse de la confiance du roi et obtient le secret d’une formule magique permettant d’opérer une transmutation des corps. Grâce à elle, Tartaglia s’empare du corps de Déramo et commence à semer la terreur dans le royaume... Heureusement, la magie viendra en aide au bon roi et tout rentrera dans l’ordre. Cette fable qui oscille entre commedia dell’arte et fantastique est un petit bijoux comique en même temps que philosophique...


Au Centre Culturel de la Providence

Vendredi 12 juin 2009 à 20h30

Samedi 13 juin 2009 à 20h30

Dimanche 14 juin 2009 à 15h

___________________________________________________________________________

CENTRE CULTUREL DE LA PROVIDENCE

8 bis rue Saint Augustin – 06300 NICE

Tel. : 04 93 80 34 12 – Prix des places de 6 à 10 €



May 16

De la Ligurie à la Croatie en passant par la Vénétie...

C'est la deuxième fois que je vais en Croatie... La première fois c'était sur le chemin du Sziget en 2007. Arrêt à Zagreb quelques heures, déjeuner dans un restaurant en face de la cathédrale. Impression diffuse. Ni beau, ni laid... mais pas très attirant.
Retour donc vers ce pays. Direction Pulla dans l'Istrie en compagnie de Alisé, Adja et Romain. Le voyage commence bien : contrôle anti-drogue à la frontière avec menaces et demande de bakchich (peine perdue nous ne sommes pas des drogués), appartement situé dans une zone en construction avec une splendide vue sur les chantiers... Villages finalement assez quelconques assez proches dans l'esthétique de Saint Laurent du Var (notamment Medulin)... Bref on a essayé de fuir cette région tristounette et de faire la fiesta à Milan... et sur la route nous avons crevé un pneu, perdu un portable. Comme c'était férié nous avons été bloqués deux jours à Padoue. Heureusement nous sommes bien tombés (et cela à sauvé le voyage) car Padoue est une ville superbe avec ses fresques de Giotto, son université où Galilée enseignait, son ancien ghetto juif fourmillant de bars animés et estudiantins...
Un miracle s'est produit cependant. Après avoir mis un cierge à Saint Antoine de Padoue, nous avons retrouvé le portable intact sur une aire d'autoroute où nous nous étions arrêtés pour déjeuner dans l'herbe (je précise qu'il avait plu et qu'encerclé d'une flaque d'eau, le portable gisait tel le Graal intact...). Bref voyage initiatique et galère tout de même...
Retour sur l'Italie. J'ai découvert un charmant village sur la côte Ligure. Il s'agit de Cervo, situé à 1h15 de Nice environ juste après Impéria. L'église est somptueuse et le village fourmille de petits artisans. Vraiment une jolie découverte !
March 29

Mefie toi des Ides de Mars...

Plongé dans la série "Rome" qui était diffusée il y a un ou deux ans sur Canal +. Une très belle fresque. J'ai eu du mal au début avec le personnage de César tel qu'il est incarné, mais avec le temps on s'habitue. La scène de l'assassinat est particulièrement réussie à la fin de la première série. Bref, un très belle reconstitution romancée portée à l'écran. Etrange cependant que les réalisateurs n'aient pas cité deux phrases restées célèbres. Méfie toi des Ides de Mars et surtout Toi aussi mon fils... Mais après tout cela fait peut-être partie des légendes de l'Histoire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)


Autre belle re-découverte : Les Cantigas de Santa Maria de Alphonse le Sage. Superbe disque par l'Ensemble Hesperion XX dirigé par Jordi Savall. Un raffinement extrême pour ces chants en l'honneur de Sainte Marie...http://www.amazon.fr/Cantigas-Santa-Maria-Alfonso-Sabio/dp/B00004TVFJ

Peu de temps pour écrire en ce moment, car l'emploi du temps est chargé... Tempus fugit

Et puis pas très loin Paris et pourquoi pas la Croatie !
February 18

YABU NO NAKA (Dans les fourrés) de AKUTAGAWA

Un petit mot pour informer de la reprise de notre spectacle basé sur un conte japonais :

YABU NO NAKA
(Dans les fourrés)

de Ryunosuke Akutagawa  (1892-1927)
 
Production La Semeuse / Centre Culturel de la Providence
 
mise en scène Frédéric REY
en collaboration avec Noriko ONDA
musique, Marie-Gabrielle LEPAGE
 
avec
Pierre PETITFRERE, le bûcheron
Thierry DARDANELLO, le moine
Cédric MAILLOT-JUILLET, le mouchard
Sylvain GUINE, Tajomaru
Catherine CAROFF, la vieille femme
Chloé MARSHALL, la jeune femme
Isabelle TOSI, la voyante / esprit du samouraï
 
durée : 1h
 
Rédigée en 1917, Yabu No Naka est à l’origine une courte nouvelle qui retrace une histoire criminelle dans le japon de l’ère des Heian (IX-XIIe siècle).  Adaptée au cinéma par Akira Kurosawa sous le titre Rashômon, cette oeuvre se présente initialement sous la forme de sept monologues mettant en scène des figures emblématiques de la société japonaise. Un crime de sang a été perpétré, le corps d’un samouraï a été retrouvé dans les fourrés. Un moine, un lieutenant de police, un bûcheron, la famille de la victime et l’assassin lui-même sont appelés à témoigner devant la justice des hommes. Chacun va délivrer une version des faits sensiblement différente selon son point de vue ou ses intérêts dans l’affaire y compris la victime qui livre, par delà la mort, son témoignage par la bouche d’une voyante... Privilégiant le regard croisé et le dialogue interculturel, la mise en scène restitue le texte dans son intégralité en utilisant la langue japonaise comme une musique appuyant le texte en français.
 

vendredi 20 février 2009 à 20h30

au Centre Culturel de la Providence

8 bis rue Saint Augustin _ 06300 NICE

réservations au 04 93 80 34 12

January 22

Chicago

C'est un peu sur un coup de tête que j'ai décidé de partir pour les Etats-Unis... Je dois dire que j'ai mis deux semaines avant de m'en remettre. Certes, le fameux Jet Lag qui a occupé les quatre-cinq jours après mon retour, mais aussi ce vide après avoir passé une dizaine de jours trépidants avec Céline, John, Lolly et Chris. Une ambiance un peu "colonie de vacances", le plaisir de partager des tranches de vie avec des êtres chers (de longue date) et de nouveaux venus très drôles aussi. Bref... Un grand voyage tant dans son contenu que dans la distance parcourue.
 
Jusqu'ici j'étais resté très européen dans mes voyages.
Alors dépaysement ? Oui et non.
 
Que dire de Chicago ? D'abord un premier sentiment familier. Finalement, nous connaissons mieux les Etats-Unis qu'il n'y paraît. La télé, le cinéma ont largement popularisé la hauteur des bâtiments, les travers et aussi les bons côtés de ce pays. Si loin, si proche... Au premier abord, j'avais la sensation de déjà-vu. Je n'avais pas réalisé que j'étais à 7000 km de chez moi... Et puis au fil des jours, l'impression d'être quelque part entre Dublin, Londres et la Défense à Paris... Et puis finalement quand j'ai ressenti le mal de l'Europe, j'ai compris que j'étais aux Etats-Unis. J'ai réalisé que nous faisions partie de la même civilisation, mais que les Etats-Unis ne sont pas l'Europe. Lieu commun : tout est grand. Les avenues, les buildings, les voitures, les musées, les hamburgers dans les restaurants. Lieu commun... mais tellement vrai quand, en tant que bon "marcheur des villes", j'ai essayé d'aller d'un point à un autre à pied et que j'ai compris que cela prennait des heures.
 
Mais en dehors de ça que dire ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, Chicago est une ville immense dont on peut faire le tour en quelques jours (du moins, je crois). Tout s'impose à la vue et lorsque l'on cherche dans le détail... on ne trouve pas toujours une arrière cour, un petit monde caché, perdu qu'il faut apprivoiser des heures pour comprendre... Il faut s'adapter, changer son angle de vision et chercher ailleurs. Car Chicago est sans conteste une ville magnifique. L'architecture y est spectaculaire. Rien qu'une journée sur Michigan avenue rend l'amateur en la matière euphorique.
 
Photogénique, la ville l'est. Impossible de se lasser de photographier les courbes parfois improbables des grattes-ciel, dont certains sont des monuments incontournables. Pour la première fois j'ai ressenti la sensation de vertige en gravissant les étages de la Hancock Tower... Voir cette immensité, le reflet des tours sur le lac Michigan, c'est quelque chose d'unique. Un sentation que tout cela est artificiel et que l'homme est encore et toujours un animal vaniteux, mais aussi une fierté de faire partie de ce genre qui a su dompter la matière pour atteindre ses rêves les plus fous. C'est à ce moment là où l'esprit critique européen est mis à mal...
 
Quoi recommander au visiteur de Chicago ?
Tout d'abord, un parcours de Michigan avenue avec ses fameuses Water Towers, le Hancock observatory, les Wrigley et Tribune Towers. S'enfoncer ensuite dans le Loop et naviguer entre State street, Wabash avenue et Clarke street. Naviguer c'est le terme. ne pas savoir où l'on va, juste lever la tête et ouvrir les yeux. trouver par hasard le Chicago Board of Trade, l'Union Station ou encore la Sears Tower (difficile à éviter, vu que c'est la plus grande tour des US). La ville n'est pas un musée, mais une aire d'exploration que l'on regarde différemment selon qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil. Le jour d'après, marcher du planétarium Adler jusqu'à Navy Pier en longeant le lac. Marcher sous les ponts branlants de la chicago river, dans le froid et avec devant soi une mer glacée digne des plus grands tableaux de Friedrich. Navire pris dans la glace, port deserté jusqu'aux beaux jours. Ici et partout d'ailleurs, pas de petits cafés sympathiques où l'on traîne des heures. On est contemplatif parce qu'on décide de l'être. C'est un choix métaphysique. Avancer, toujours avancer. S'attarder alors que tout le monde s'affaire, capter les ondes que les habitants veulent oublier ou ne savent pas voir. Croiser une bagnole de flic qui veille sur des berges d'un lac vide, puis pousser la porte d'un gigantesque centre commercial juché sur une sorte de presqu'île, où les fourneaux de la société de consommation brûlent de tous leurs feux de détresse. L'esprit critique européen est à nouveau mis à mal, car tout cela semble pétri de tant de bons sentiments... difficile de dire tout cela est "fake", même si la boutique de souvenirs irlandais suinte la Guiness sans en avoir le goût. Attendri. Oui attendri par les américains, ces "maîtres du monde" pas si snobs que ça, pas si individualistes finalement, si peu cyniques et si confiants en la vie finalement. L'européen se sent dépressif, il n'y croit plus. Il a régné par le passé et sait déjà que la gloire est éphémère et que toutes les civilisations ont leur heure. Il est resigné, mais se sent encore au dessus de tout cela... Prétention, hein ? Les américains ne sont pas prétentieux et cela est tout à leur honneur. S'ils sont dans la merde, ils feront tout pour en sortir sans se réfugier derrière leur glorieux passé. Pour autant, on a envie de dire souvent " arrêtez de sourire tout le temps sur les photos". Diffcile de fixer sur la pellicule un américain au naturel. Il faut toujours avoir l'air heureux dans ce pays, faire semblant même si l'on traverse la pire des épreuves dans sa vie. C'est pourtant entre les photos que les américains sont les plus touchants, dans ces moments où l'on vit tous la même histoire et où les différences culturelles laissent la place à l'humanité au sens large du terme. Rares moments finalement, mais intenses. Ces moments où la rencontre est possible, comme n'importe où sur cette planète. Exit les marchands d'apparences (Smile shops, ongleries-salons de thé, chirurgiens qui refont les seins). Ils ont tout, mais pas plus que nous ou que les autres...
 
Bien... revenons à Chicago. Dans l'ambiance générale de la ville, il y a des choses qui sont très attachantes. Tout d'abord, il est fort à parier que le visiteur soit abordé dans la rue juste pour faire un brin de causette. Au début on se demande toujours "mais que veut-il de moi, celui-là". Au fil des jours on comprend que les gens ne sont pas indifférents les uns à l'égard des autres. Chose un peu déçevante en revanche... En dehors des Starbucks coffee, peu d'endroits agréables pour prendre un verre (si bien entendu quelques pubs irlandais). Le plus souvent il faut acheter quelque chose à emporter et le boire dehors par - 10°C en plein hiver ou dans sa voiture.
 
J'ai beaucoup aimé la partie Chinatown avec sa porte ramenée de Chine et ses maisons couleur locale. En revanche, je doute un peu de la santé des poissons qui sont vendus dans les boutiques. Jolie découverte : le fameux Bubble Tea (thé aux perles). La boutique Ten Ren's Tea au 2247 S. Wentworth avenue est parfaite pour cela.
 
Grâce à Céline j'ai découvert quelques bonnes adresses pour manger, écouter du blues, faire du Bowling ou encore s'intier au karaoke. Et cela est important dans cette ville où la culture des cafés, des bars est très peu présente. Finalement ce sont souvent des adresses indiquées dans les guides... Ils ne se sont pas trompés !
 
Pour bien manger tout d'abord :
 
Grand Luxe Cafe au 600 North Michigan avenue : une sélection de hamburger vraiment excellente dans un décor Art Déco très agréable
 (impossible de trouver cela en France !)
 
Kuma's Korner au 2900 West Belmont avenue : Des hamburgers qui portent tous le noms de groupes de métal (j'ai essayé le Slayer... terrible). très bonne ambiance, accueil impeccable et musique destroy à gogo...
 
Demera Ethiopian restaurant au 4801 North Broadway Street : Cuisine éthiopienne en face du Green Mill
 
Oasis Cafe au 21 Wabash avenue : un petit snack libanais-oriental caché au fond d'une bijouterie (incroyable). Vraiment délicieux.
 
Pour boire un verre, écouter de la musique, jouer au billard et chanter :
 
Buddy Guy's Legend au 754 South Wabash Avenue : Une boîte de blues légendaire, très grande avec toujours une bonne sélection de groupes. Pour ma part j'ai beaucoup aimé la prestation des Chicago Blues Angels (http://www.myspace.com/chicagobluesangels)
 
Green Mill au 4802 North Broadway avenue : Fameux bar où Al Capone venait boire un verre. Très beau concert de Patrica Barber (http://www.patriciabarber.com/)
 
Davenport's au 1383 North Milwaukee avenue : Un piano bar délirant avec un karaoke... Sans doute un de mes endroits préférés car très décalé.
 
Southports lane and billard au 3325 North Southporth avenue : un bar où l'on peut manger, boire, jouer au bowling et au billard. Beaucoup d'âme dans ce lieu assez mythique.
 
Hard Rock Cafe au 63 W Ontario street : Autant c'est nul en France, autant à Chicago cela a un sens ! Très bon accueil et ambiance très chouette.
 
Musées à voir :
 
Chicago art institute au 111 Michigan avenue : incontournable notamment pour sa collection d'impressionnistes français !
 
Field Museum au 1400 S. Lake Shore Dr : Je n'ai jamais vu autant d'espèces animales empaillées... Vaut le détour aussi pour ses dinosaures...
 
So long !
 
December 20

When you are strange (a row in Paris... once again)

Une petite note sur mon dernier passage à Paris.. (avec un peu de retard)
Je n'avais rien à y faire de particulier, car je devais assister à un stage de commedia dell'arte... annulé. Quand on a la loose ! (mais cela est temporaire)
Alors du coup j'ai retrouvé mes amis ! Les pauvres...
Bref quoi de neuf ? D'abord des réconciliations avec un être cher et cela est pas si mal. Tout cela au Bar sans nom dans la rue de Lappe (un vrai petit coin de bonheur, très romantico-bohême. Une des meilleures adresses à mon avis pour boire un verre. On peut devenir "ami" avec lui grâce à face de bouc : http://fr-fr.facebook.com/pages/Paris-France/Le-Bar-Sans-Nom/39252030125).
Ensuite une grande soirée de la loose avec Diane. La recette est miraculeuse. Tout d'abord, assister à un concert de Didier Super (http://www.didiersuper.com/) au Théâtre du Point Virgule. En soi cela peut être un très bon moment... Si l'on est un adepte (mais tout en étant amateur du genre, je garde un cerveau). Un peu déçu... La nullité du concert n'avait pas cette dimension universelle que je pensais trouver. C'était un concert nul pour une chapelle d'initiés... J'ai horreur des sectes ! (et pourtant le garçon a du potentiel... allez Didier faut aller plus loin !). Puis un restaurant vietnamien dans la droite lignée du concert : nul pour initié. Un délice ! Surtout le gâteau ! Et puis également une séance au stand de tir sur la place de la Bastille (ou comment dépenser son argent son gagner quoi que ce soit, vu que l'on a pas l'oeil d'un tireur d'élite). Bref heureusement nous avons échoué dans un bar nommé Planète mars (que je recommande... http://www.fra.cityvox.fr/bars-et-boites_paris/planete-mars_95281/Profil-Lieu ce petit air berlinois si doux et si trash à la fois). Bon là il fallait terminer en beauté... et saoûler de mots et d'alcool sa meilleure amie jusqu'à ce qu'elle dise "je rentre". Opération très réussie. Tout cela n'était pas prémédité cependant. D'ailleurs suite à cette soirée j'ai rêvé (chose devenue rare depuis deux ans, mon inconscient ne me parlant plus, sauf en de rares occasions !). Comme quoi !
Bon sinon j'ai vu deux expositions. La première était sympa, mais un peu trop didactique à mon goût. Il s'agit de l'expo présentée par le Musée du Sénat / luxembourg De Miro à Warhol, la collection Berardo à Paris (http://www.senat.fr/evenement/berardo/index.html). Bien entendu rien à dire sur le choix des oeuvres, mais peut-être avais-je besoin d'être étonné. Alors j'ai finalement trouvé cela en visitant l'exposition consacrée aux dessins de Akira KUROSAWA. Là ce fut une claque, car c'était tout simplement merveilleux (http://www.evene.fr/culture/agenda/akira-kurosawa-25743.php). Pour le reste j'ai fait la découverte d'une boutique qui vend des marchandises médiévales. Très intéressante, elle s'appelle Rêves d'Acier : on y trouve des capes, des livres, des armures, de la nourriture, des épées, des tuniques, des bourses, etc. Bref en sortant de là on est prêt pour un GN ou tout simplement pour une pièce de théâtre : http://www.revesdacier.com/boutique/index.php (cela vaut vraiment le détour si l'on est un fou du moyen âge !). Autre exploration grâce à Benoit et Samia : un Brunch asiatique gargantuesque (et là c'est pas de la loose !) dans un restaurant concept appelé ASIAN (on comprend tout en allant sur le site : http://www.asian.fr/). Nous avons très bien mangé dans un cadre très reposant et finalement assez original. Nous étions loin du vietnamien de la veille (moins drôle cependant avec le recul, car le vietnamien avec son couple bobo à droite et son couple dépressif à gauche avait un certain charme décalé... un peu de surréalisme ne fait jamais de mal).
 
Pour terminer mention spéciale pour le Café de l'Industrie (http://www.fra.cityvox.fr/bars-et-boites_paris/cafe-de-l-industrie_7078/Profil-Lieu). Endroit très agréable pour y passer une fin d'après midi entre amis, dans le plaisir de se parler d'âmes à âmes.
 
Voilà, voilà, voilà.
November 26

Il faut tout, le reste ne suffit pas

A quelques jours de la dernière représentation du Journal de Marie Bashkirtseff, je rappelle le lien vers les deux tomes publiés et accessibles à tous : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1131377 et http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113055v
 
Et puis pour achever ce petit parcours, un extrait que j'aime particulièrement. Emouvant bien entendu, parce qu'il est écrit quelques mois avant la disparition de l'artiste.
 
"J'adore et j'admire tout. Tout se présente à moi sous des aspects intéressants ou sublimes ; je voudrais tout voir, tout avoir, tout embrasser, me confondre avec tout et mourir, puisqu'il le faut, dans deux ans ou dans trente ans ; mourir avec extase pour expérimenter ce dernier mystère, cette fin de tout ou ce commencement divin.

Cet amour universel n'est pas une sensation de poitrinaire ; j'ai toujours été ainsi et je me souviens qu'il y a dix ans juste j'écrivais (1874), après avoir énuméré les charmes des saisons diverses : "En vain je voudrais choisir, toutes les saisons sont belles, toute l'année, toute la vie.

Il faut tout ! Le reste ne suffit pas".

Marie Bashkirtseff,  mardi 11 mars 1884

November 18

Marie Bashkirtseff (suite)

 

"C'est étonnant comme je comprends les bienfaits de la république depuis que je suis bonapartiste.

Non, vrai, la république est le seul gouvernement heureux ; seulement, en France, il est impossible. D'ailleurs la république française est bâtie dans la boue et le sang. Voyons, ne pensons pas à la république. C'est que j'y pense depuis tantôt une semaine ; car enfin, voyons, la France est-elle plus malheureuse depuis qu'elle est en république ? Non, au contraire. Eh bien, alors ?

Et les abus ? Il y en a partout.

Ce qu'il faut, c'est une bonne constitution libérale, et un homme à la tête qui gouvernera peu et qui sera comme une belle enseigne, qui n'augmente pas la valeur du magasin, mais qui inspire la confiance et est agréable à l'œil. Or, un président ne peut être cela".

November 16

Hommage à Marie Bashkirtseff

Le 11 novembre dernier ont rendait hommage à Marie Bashkirtseff pour le 150e anniversaire de sa naissance. Ayant travaillé longuement sur le fameux journal intime de cette peintre ukrainienne, j'ai aujourd'hui envie d'en faire partager quelques passages délicieux. Pour les afficionados de Marie, je précise que le Journal sera présenté dans une version théâtralisée les samedis 22 et 29 novembre 2008 à 20h au Musée des Beaux Arts de Nice (voir article du Patriote http://www.le-patriote.info/spip.php?article2002). Mais assez de promo personnelle lisons Marie !

"Ce que j'envie, c'est la liberté de se promener tout seul, d'aller, de venir, de s'asseoir sur les bancs du jardin des Tuileries et surtout du Luxembourg, de s'arrêter aux vitrines artistiques, d'entrer dans les églises, les musées, de se promener le soir dans les vieilles rues ; voilà ce que j'envie et voilà la liberté sans laquelle on ne peut pas devenir un vrai artiste. Vous croyez qu'on profite de ce qu'on voit, quand on est accompagnée ou quand, pour aller au Louvre, il faut attendre sa voiture, sa demoiselle de compagnie ou sa famille ?

Ah ! cré nom d'un chien, c'est alors que je rage d'être femme ! – Je vais m'arranger des habits bourgeois et une perruque, je me ferai si laide que je serai libre comme un homme. Voilà la liberté qui me manque et sans laquelle on ne peut pas arriver sérieusement à être quelque chose.

D'ailleurs, je crois qu'on a raison de rire. Les femmes ne seront jamais que des femmes ! Mais pourtant… Si on les élevait de la même manière que les hommes, l'inégalité que je déplore serait nulle et il ne resterait que celle qui est inhérente à la nature même. Eh bien, quoi que je dise, il faut crier et se rendre ridicule ( je laisserai ce soin à d'autres ) pour obtenir cette égalité dans cent ans.

Moi, je tâcherai de la donner à la société en lui montrant une femme qui sera devenue quelque chose, malgré tous les désavantages dont la comble la société.

Si la peinture ne me donne pas de gloire assez tôt, je me tuerai et voilà tout. C'est résolu depuis quelques mois déjà… En Russie encore, je voulais me tuer, mais j'ai eu peur de l'enfer. Je me tuerai à l'âge de trente ans, car jusqu'à trente ans, on est encore jeune et on peut espérer la chance, ou le bonheur, ou la gloire, ou n'importe quoi. Ainsi donc, voilà qui est réglé et si je suis raisonnable, je ne me tourmenterai plus, non pas seulement ce soir mais toujours.

Journal de Marie Bashkirtseff, janvier 1879.

November 08

Vouloir / Pouvoir

On peut douter de l'expression bien connue qui consiste à dire "QUAND ON VEUT ON PEUT".
Certes, il est difficile de devenir pilote de chasse avec moins 15 à chaque oeil... encore que la médecine moderne PEUT faire des miracles...
Certes, il est difficile de devenir médecin, avocat ou je ne sais quelle autre profession "enviable" quand on est né dans une banlieue ou que le "destin" nous prédestine à devenir ce que la classe sociale nous réserve comme avenir... encore que quelques vilains petits canards ont réussi à s'extirper de leur milieu d'origine et à vivre "leur" destin.
Certes, il est difficile de devenir président des USA (je donne dans la facilité, juste pour "être dans le vent" ) quand on est à moitié noir (à moitié je le rappelle, car il est aussi à moitié blanc et surtout 100% américain)... Mais cela reste possible (hein, la preuve en est !)
Certes, il est difficile d'aimer les huîtres quand on éprouve un dégoût pour la chose (valable pour d'autres domaines que je vous laisse imaginer)... Mais est-ce irréversible ? Dans le dé"goût", il y a aussi le goût... et parfois un travail sur soi avant d'accéder à l'extase suprême. 
Ah ! certes quand on est indifférent, il n'y a rien à faire.
Certes, il est difficile de devenir un homme quand on est une femme... encore que (bis repetita) la médecine moderne PEUT faire des miracles...
Certes, il est difficile d'être un artiste... encore heureux ! Si c'était facile on serait tous à la Star Ac' et du coup être plombier, notaire ou comptable serait le nec plus ultra du rêve (au passage je n'ai rien contre les plombiers, les notaires et les comptables... à chacun de trouver sa voie et ce qui me semble important est d'aimer ce que l'on fait et de ne surtout pas croire que l'on est ce que l'on fait !).
Certes, parfois on VEUT mais l'on ne PEUT pas... et alors ?
Souvent par facilité on dit "ce n'est pas que je ne veuille pas, c'est que je ne peux pas"... foutaise, lacheté car "COMMENT POUVOIR SI L'ON NE VEUT PAS" ?
Trop souvent l'on cache derrière le "JE NE PEUX PAS", le "JE NE VEUX PAS".
Avoir le courage de ses désirs et dire JE VEUX ou JE NE VEUX PAS...
Si l'on VEUT on PEUT ESSAYER, TENTER, SE BATTRE et même si l'on ne PEUT pas... on aura agit selon son désir. 
Si l'on gagne la victoire n'en sera que plus belle et si l'on perd au bout du compte on dira avec la sérénité du bon joueur "je suis allé jusqu'au bout".
Pour vouloir gagner il faut accepter la possibilité de perdre... encore faut-il VOULOIR !
September 07

Petite note sur Vintimille

Vintimille est la première ville que l'on croise lorque l'on va en italie en passant par Nice et Menton.
Le lieu est connu pour ces Eurodrink, son marché aux contrefaçons ou encore ses supermarchés. D'une certaine manière on passe à vintimilles avec l'idée qu'il n'y a rien à voir, mais tout à acheter. Erreur... D'abord on ignore trop souvent qu'il y a un vieux Vintimille... Loin des touristes, des beaufs qui viennent en masse se ravitailler en alcool et en cigarettes. Cette vieille ville est pleine de charme, avec sa cathédrale, ses maisons du moyen âge et ses façades donnant sur la mer. J'invite donc le passant à s'arrêter et à gravir les marches qui mènent vers ce village dans la ville, un peu glauque par certains aspects mais authentique et chargé d'histoire. Et puis ne pas hésiter à demander au curé de la cathédrale toutes les explications sur l'histoire de cet édifice roman. Luca Salomone, nouveau curé, a été d'un accueil rare et d'une gentillesse qui fait plaisir à voir. http://fr.wikipedia.org/wiki/Vintimille
August 31

Fin de citation...

Cette petite phrase d'Aurélie me fait toujours bien rire...
C'est un peu stupide de faire une note sur les vacances. Surtout à la veille de la rentrée... (vous savez ce fameux moment où tout le monde est dans les starting blocks, comme si la nouvelle année allait commencer au 1er septembre. Lire sur ce sujet A Year in the merde de Stephen Clarke, certes pas de la grande litterature, mais j'ai déjà dis que le snobisme culturel me faisait chier).
Donc que dire ? Oui j'ai passé de très bonnes vacances et notamment à Budapest et plus tard en Espagne... Mais cela tout le monde s'en tape ! Donc je vais parler d'autre chose. Tout d'abord de cinéma. Vu un très bon film. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un bon film au cinéma (en dehors de REC de Jaume Balaguero et Paco Plaza http://www.wildsideproject.com/site/rec/ et du court métrage Les cerisiers de Alizé Sambain). Ce film c'est donc Gomarrah de l'italien Matteo Garrone (http://fr.youtube.com/watch?v=wk8KeeZcQYc). Des fragments de vies dans l'univers de la mafia... Très largement plus fort que tous les films de gangsters habituels. Le tournage est proche du documentaire, pas d'esthétisation de la violence... la mort est crue, gerbante et réaliste. Cela ne donne pas envie de jouer son petit scarface... http://fr.youtube.com/watch?v=wk8KeeZcQYc
Pour le reste je redécouvre Nevermind de Nirvana... cela rappelle l'été 1991 avec Hugo qui avait ramené le CD des USA... Il disait déjà "ça va cartonner ça !" et donc on écoutait cela en boucle en ayant l'impression d'être une race à part de gens avant-gardistes. Et puis... trois mois plus tard ça a cartonné ! et ça m'a gonflé... car à l'époque j'étais un snob culturel et bien entendu "ce que la masse écoute c'est de la merde". En réalité, non... Pas tout. D'ailleurs la masse à oublié Nirvana, sauf pour dire "on était jeunes... ouais, mais maintenant j'écoute Mozart pour que mes enfants aient une bonne éducation musicale". Nevermind reste un très bon album tout comme le premier disque de Vampire Week-end  (http://fr.youtube.com/watch?v=_XC2mqcMMGQ) qui est sorti cette année et qui a mon avis est une claque musicale. Juste pour casser un peu le mythe (merci cher frère) il faut voir la parodie de Smells like teen spirit (http://fr.youtube.com/watch?v=ixyTNd-Ln38) Je n'ai rien contre Mozart, même si j'ai une petite préférence pour Beethoven, romantisme oblige (et puis j'avoue j'ai un truc avec les musiciens sagittaires : Beethoven, Hendrix, Morrison, Tom Waits...). Cependant je ne peux me résoudre à ces comparaisons douteuses du genre Mozart est meilleur que Kurt Cobain (je rappelle pour l'anecdote que les deux sont du signe du verseau... tout comme notre cher président... ce qui donc ne veut rien dire). D'ailleurs, le must du must cela reste les Sex pistols et bien entendu : http://fr.youtube.com/watch?v=4bM_l443VV4 (certes il a pris du bide, aujourd'hui... et merde il est verseau lui aussi... et merde mon frère aussi... heureusement Scarlett Johansson est et reste sagittaire !)
Pour changer de sujet : En dehors de MGMT (http://fr.youtube.com/watch?v=XVnRzEjpUmE) que j'ai beaucoup aimé durant le Sziget, j'avoue un certain penchant pour Didier Super (http://www.didiersuper.com/). Je ne sais quelle mouche m'a piqué... Pire qu'un chikungunya... des fièvres terribles mais je me soigne.
 
Et pour terminer ce tour sans intérêt, j'ai redécouvert le groupe de pop espagnol Los Planetas...  http://www.myspace.com/losplanetas
 
Bon je ne peux oublier aussi une grande émotion : revoir Salvador Dali vendre des chocolats Lanvin : http://fr.youtube.com/watch?v=Pa2rwk-SlCo&feature=related
 
Allez bosser !
 
 
August 08

Renoncer ? Jamais !

A deux jours de ce voyage pour Budapest... les paroles de Jacques Brel m'accompagnent ! A force de répéter ces mots depuis cinq ans je vais finir par croire que le bonhomme avait raison... http://fr.youtube.com/watch?v=Qo12UDwvPs4

 

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.

 

July 22

Start wearing purple

 
Au passage... j'adore cette chanson : http://fr.youtube.com/watch?v=p_81l4DXlwM
 
Bon je donne aussi les paroles ! Rose rouge
 
 
Start wearing purple wearing purple
Start wearing purple for me now
All your sanity and wits they will all vanish
I promise, it's just a matter of time...

So yeah, ha

Start wearing purple wearing purple (da da da da da)
Start wearing purple for me now
All your sanity and wits they will all vanish
I promise, it's just a matter of time...

I've known you since you were a twenty, and I was twenty,
and thought that some years from now
a purple little little lady will be perfect
for dirty old and useless clown...

So yeah, ha

Start wearing purple wearing purple (da da da da da)
Start wearing purple for me now
All your sanity and wits they will all vanish
I promise, it's just a matter of time...

So yeah, I know it all from Diogenes to the Foucault
from Lozgechkin to Passepartout
I ja kljanus obostzav dva paltza
schto ti ha schto muzika poshla a zvuk gavno!


Start wearing purple wearing purple (da da da da da)
Start wearing purple for me now

Start wearing purple for me now!

All your sanity and wits they will all vanish
I promise, it's just a matter of time...

So Vio-Vio-Violetta! Etta! Va-va-va-vaja dama ti moja!
Eh podayte nam karetu, vot etu, i mi poedem k ebenjam!

So yeah, ah start wearing purple wearing purple
Start wearing purple for me now
All your sanity and wits, they will all vanish
I promise, it's just a matter of time!...
 
 
July 18

Transition...

La saison s'est achevée. Une saison pénible, lourde à porter... une sorte de mutation douloureuse jalonnée cependant d'actes posés et parfois heureux. Dissonances Mozart, le Journal de Marie Bashkirtseff et plus récemment l'Oiseau Vert. Des aventures généreuses qui aident à garder confiance malgré l'adversité et les changements inéluctables. Savoir s'adapter tout en restant fidèle à ceux que l'on aime.
Sacrés transits de saturne dirait mon ami astrologue ! Je sais ce que sait, le bougresse de planète a transité mon soleil, ma venus, mon mercure et mon ascendant... Pas étonnant ce sentiment de grande solitude, cette sensation d'être un loup des steppes, même si je dois le dire la période à été et reste celle de l'amitié avec un grand A. L'amitié par dessus tout à défaut d'amour. Mais n'est-ce pas une forme d'amour ?
Je reviens d'Avignon. 10 pièces en 3 jours ! Une sorte d'orgie théâtrale menée tambour battant et en joyeuse compagnie. Cela faisait longtemps que je n'avais pas retrouvé le goût du festival. Je note au passage (car il est encore temps !) mes coups de coeur : tout d'abord Lancelot et le Dragon par la Cie Entr'acte. Une fable en commedia dell'arte jouée à la cour du Barouf. Un petit bijoux mis en scène par Carlo Boso. Dans le même style, Arlequin voyage en Chine dans la cour de la fac de sciences. Superbe le mélange entre l'opéra chinois et la commedia. Mention spéciale aussi pour les tragédies romaines données dans le festival In au gymnase Gérard Philippe et pour les Nuits Blanches dans la mise en scène de Xavier Gallais et l'adaptation de Florient Azoulay. Bref pour la première fois depuis longtemps je me suis senti bien. Enfin... je sais que dans trois semaines je vais retrouver Budapest et le Sziget. Cela promet, on va partir à 9 ! Et puis je vais revoir les amis de là bas : Peter, Gabi, Sylvia, etc. Je vais laisser aussi d'autres qui vont me manquer dans cette aventure. En attendant, je ne suis pas encore vraiment revenu de la terre des papes et je ne suis pas encore parti pour celle des magyars. Transition ou en transit ? 
 
 
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé disait Lamartine...
June 22

L'oiseau vert au Centre Culturel de la Providence

Dernière ligne droite pour le projet mené par l'atelier Théâtre de La Semeuse... Cette année nous avons travaillé sur une pièce inspirée de la commedia dell'arte. Il s'agit d'une pièce de Carlo GOZZI.
 
 
L'Oiseau Vert
de Carlo Gozzi
 
 
mise en scène, Frédéric REY
 
avec Marion, Maxime, Amanda, Pierre, Thomas, Laura, Laetitia, Stevan, Julie, Claire, Charlotte, Valentin, Eva
 

Voilà plus de 18 ans que le Roi Tartaglia est parti pulvériser les rebelles. Pendant ce temps, la reine Ninette, accusée d'infidelité par Tartaglione, la reine mère, a été enterrée vive. Elle survit dans le plus grand secret grâce aux soins d'un étrange oiseau vert. Ses jumeaux, Renzo et Barbarina, que Pantalon, le Premier ministre du Roi, était chargé de supprimer, ont été recueillis par les charcutiers Truffaldino et Sméraldina.

Aujourd'hui, le Roi est de retour. Le mage Brighella vient nous faire d'étranges prédictions.

Bienvenus au royaume de Monterotondo, dans cette comédie loufoque, mélange de commedia dell'arte, de conte fantastique et de parodie, où tout peut arriver...

samedi 28 juin 2008 à 20h30

dimanche 29 juin 2008 à 15h

lundi 30 juin 2008 à 20h30

 

Centre Culturel de la Providence

8 rue Saint Augustin

06300 NICE

 
 
May 23

Zoë Conway en concert à la Providence le 7 juin 2008 à 20h30

C'est avec un grand plaisir que nous allons bientôt accueillir la violoniste irlandaise Zoë CONWAY et son ami le guitariste John Mc INTYRE pour un concert exceptionnel. Au programme musique traditionnelle et compositions de l'artiste. Cette jeune violoniste fait partie de ces talents rares et généreux que l'on peut croiser sur sa route. Elle fait notamment partie de la troupe prestigieuse RIVERDANCE. Je recommande vivement ce concert à tous les amateurs de violon et de musique irlandaise !
 
 
ZOË CONWAY
with John MC INTYRE
 
Musique traditionnelle d'Irlande
 
Samedi 7 juin 2008 à 20h30
Centre Culturel de la Providence
8 rue Saint Augustin / 4 placette de la Providence 06300 NICE
réservations au 04 93 80 34 12 ou fjrey_3@hotmail.com
 
 
Une biographie ainsi que des photos sont disponibles sur le site http://www.zoeconway.com/

Vous pouvez aussi voir un extrait sur http://www.youtube.com/watch?v=8gsGzGGt7wc
 
 
ERIN GO BRAGH !
 
 
 
May 19

Catalogne médiévale

Les amateurs d'architecture et de culture médiévale seront ravis de voyager en Catalogne... Il n'y a pas que Barcelone, Cadaquès et Sitges ! Il y a aussi et surtout une richesse incroyable à découvrir dans la région, à l'intérieur des terres, loin des plages et des bars survoltés (non que tout cela ne soit pas à faire !).
April 26

Paris, Versailles, Vaux-le-Vicomte... The Hives et Gogol Bordello

Je disais l'autre fois, Paris ne me fait pas l'effet de Paris. Content cependant d'y faire un saut de temps en temps !
Bref, à l'occasion du concert de The Hives / Gogol Bordello (j'ai déjà longement parlé de Gogol Bordello, voir plus bas), je suis allé passer queques jours à Paris.
Etrangement le séjour s'est axé sur deux thèmes : le grand siècle et l'intime féminin.
 
Grand siècle (et siècle des lumières) tout d'abord, avec la visite de Vaux-le-Vicomte. Superbe château construit par Nicolas Fouquet qui accueillait en son temps La Fontaine ou le fameux Vatel. La bâtisse, mais surtout les jardins sont formidables. http://www.dailymotion.com/video/x3du4t_visite-du-chateau-de-vaux-le-vicomt. On comprend très vite la jalousie de Louis XIV... http://www.vaux-le-vicomte.com/accueil.php
 
Le lendemain direction Versailles avec la ferme intention de ne pas visiter le château, mais de découvrir le hameau de la reine, le grand trianon et le petit. J'ai beaucoup apprécié le hameau de la reine, ce petit disney land du XVIIIe siècle, construit pour Marie Antoinette. Un véritable havre de paix.
 
Marie Antoinette, pour faire la transition entre les deux thèmes. Parcours de femme donc. Très belle exposition, pas trop larmoyante, pas trop fétichiste non plus (sauf la boutique). Une certaine forme d'objectivité règne dans le parcours. Il est cependant difficile de ne pas s'attendrir sur le sort de cette femme. Lors de cette visite je me suis attaché à mieux comprendre la vie quotidienne de cette femme. J'ai suivi l'histoire de ses amies et notamment de Madame de Polignac. Quelle belle femme cela devait être ! http://www.rmn.fr/Marie-Antoinette
 
Parcours de femme toujours : exposition Louise Bourgeois à Beaubourg. Je n'ai personnellement pas trop aimé tout en reconnaissant le talent de cette artiste. J'ai revu en revanche Otto Dix, Germaine Richier, Ernst... http://www.rue89.com/2008/03/20/les-fantasmes-de-louise-bourgeois-exposes-a-beaubourg
 
Pour finir ce parcours, j'ai visité la BNF où se trouvait les nouvelles installations de Sophie Calle (Prenez soin de vous !). Rien à dire c'était excellent. J'ai trouvé ce mélange de photos, de lettres, de vidéos très ludique et très bien vu. http://www.bnf.fr/PAGES/cultpubl/exposition_825.htm
 
Enfin, vu Gogol Bordello et The Hives au Zenith... Un peu déçu parce que le concert de Gogol Bordello était trop court. Mais The Hives était en très grande forme !
 
Retour à Nice donc.
April 14

Nice, tout simplement

Souvent parlé de mes voyages... Je n'ai jamais rendu hommage à Nice.
Peut-être parce que je me suis tour à tour senti accroché comme une moule à la coque du bateau, lassé ou snob... libre ou prisonnier  ? C'est une amante jalouse... Une espèce de mère castratrice qui, une fois le printemps revenu, devient aimante, douce et chaleureuse. Elle fait alors oublier ses versants morbides.
Comme tant d'autres je rêvais de partir à Paris. Et pourtant, Paris ne me fait pas l'effet de Paris. Certes, Berlin me fait l'effet de Berlin.
Mais Nice... Toujours heureux de la perdre pour mieux la retrouver. D'autant que l'on peut la quitter pour aller au bout du monde...
Nice donc. On la dit mafieuse, superficielle, fasciste... C'est un peu réducteur. Elle est bien plus que cela. Elle a l'avenir devant elle. Au pays du n'importe quoi, tout est possible... C'est un peu notre côte ouest, à l'extrême sud-est. Pas vraiment française, pas franchement italienne. Une sorte de porte entre les montagnes, la mer, l'Italie, le fric, la loose, la win, enfin je l'ai dit... le n'importe quoi, mais avec un certain panache. Une terra incognita finalement, pour celui qui croit lui mettre une étiquette. Après trente deux ans de vie commune avec elle, je la découvre encore, l'espace d'un dimanche en me promenant dans des lieux incongrus pour le niçois de base...
 
Et puis je garde toujours ces mots, ceux de Marie Bashkirtseff (qui n'était pas niçoise !) :
 
On est comme dans un nid, entouré par ces montagnes, ni trop arides, ni trop hautes. On est de trois côtés protégé comme par un manteau gracieux et commode et, devant soi, on a une fenêtre immense,un horizon infini, toujours le même et toujours nouveau. J'aime Nice ; Nice c'est ma patrie ; Nice m'a fait grandir, Nice m'a donné la santé, les fraîches couleurs. C'est si beau ! On se lève avec le jour et on voit paraître le soleil, là-bas, à gauche, derrière les montagnes qui détachent avec vigueur sur le ciel bleu argent, si vaporeux et doux qu'on étouffe de joie. Vers midi il est en face de moi ; il fait chaud, mais l'air n'est pas chaud, il y a cette incomprable brise qui rafraîchit toujours. Tout semble endormi. Il n'y a pas une âme sur la promenade, sauf deux ou trois niçois assoupis sur les bancs. Alors je respire, j'admire. Le soir, encore le ciel, la mer, les montagnes. [...] Ô Nice, je ne pensais jamais la voir avec de tels transports ! Et si l'on m'avait entendue jurer et la maudire depuis Marseille, on dirait que je la déteste. C'est mon habitude de mal parler des gens et des choses que j'aime.
April 06

"Treuil et creux" de Diane Massone

"Treuil et creux", c'est le titre de ton recueil de poèmes
Trop heureux de te lire, de retrouver ces mots, cette âme si précieuse.
Lu et relu quatre ou cinq fois de suite les quelques pages trop rares.
Incapable de commenter, un peu sonné. C'est si beau et si dur à la fois...
 
Pour ceux qui sont intéressés par cet ouvrage paru aux éditions Hagetmau (prix de la crypte 1997), vous pouvez me contacter par mail : fjrey_3@hotmail.com
 
 
 
 
 
 
March 30

Un peu de Shopenhauer ne fait jamais de mal...

Il faut rendre grâce aux grands hommes...
Dans cette époque de troubles, où la raison semble avoir laissé place non à la passion, mais au n'importe quoi... Il est bon de relire Shopenhauer ("Shopy" pour les intimes...). Ne jamais oublier que ce bon vieux philosophe allemand a écrit un petit manuel à l'usage des braves gens. J'ai nommé : "l'art d'avoir toujours raison".
Mais laissons parler le "maître" (Tout en gardant  à l'esprit "je me ris de tout maître qui n'a su rire de lui même" Cf. Nietzsche).
 
J'aime beaucoup ce passage (stratagème 21) :
 
"En cas d’argument spécieux ou sophistique de l’adversaire dont nous ne sommes pas dupes, nous pouvons certes le démolir en expliquant ce qu’il a d’insidieux et de fallacieux. Mais il est préférable de lui opposer un contre-argument aussi spécieux et sophistique afin de lui régler son compte. Car ce qui importe, ce n’est pas la vérité mais la victoire".
 
Et surtout le mythique "ultime stratagème" :
 
Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Ce stratagème est très apprécié car chacun est capable de l’appliquer, et il est donc souvent utilisé.
 
L'intégrale de ce petit chef d'oeuvre de la réthorique peut être lu sur la page suivante :
 
et pour les dingues de Shopy : http://christophe.faveaux.free.fr/ (et oui c'est pas Wikipedia pour une fois !)
 
Volà voilà voilà
 
 
 
March 22

Parle donc Grand Jacques à l'Espace Magnan le 28 mars à 21h

Une petite note pour informer de la reprise de notre spectacle consacré aux textes et aux chansons de Jacques Brel. Il y a du nouveau : un accordéon ! ça va chauffer...
 
PARLE DONC GRAND JACQUES
d'après les textes et les chansons de Jacques BREL
 
mise en espace, Sylvain GUINE
 
avec
 
Isabelle TOSI, chant
Elisabeth MILLARD, accordéon
Matthÿs WARNAAR, guitare
Frédéric REY, textes parlés
 

1978-2008 : Trente ans après sa disparition,

Jacques Brel nous parle encore...

Deux fauteuils verts, chargés des souvenirs de l'enfance, plantés quelque part au
beau milieu du plat pays... Et puis le souvenir de la voix de l'adjudant qui martelait
sans cesse "au suivant" quand nous avions tout juste 20 ans. Et encore et toujours
la guerre, avec ses régiments d'innocents qui partent mourir en chantant...
Les femmes aussi. L'amour, la Fanette et un mauvais tango que l'on danse lorsqu'il
pleut sur Knokke-le-zoute... Car la pluie tombe sur Knokke-le-zoute et cela ne
dérange pas les gens, où ces gens là, qui trop souvent ont de la grisaille à la place
du coeur. Reste l'amitié, le souvenir des beuveries avec Jojo et Jeff pas loin des
quais d'Amsterdam où ça dansait, ça buvait et ça pleurait aussi. C’est alors que
l'inaccessible étoile révèle ses atours, ouvrant le chemin de l’ailleurs, les portes des
océans qui se perdent là-bas aux bords des îles…
 
Parle donc grand Jacques...
est un spectacle composé d’une vingtaine de textes et
de chansons de Jacques Brel. Deux hommes, deux femmes sur scène... une fille
qui aime chanter des chansons de “mecs” avec sa sensibilité féminine, un guitariste
néerlandais pure souche, une accordéoniste inspirée et un gars à qui l’on a retiré
la musique pour qu’il restitue les mots, seulement les mots de Brel...
 
Au moyen d’une scénographie simple, essentiellement basée sur des projections
de photos en noir et blanc, nous traversons les âges de la vie de tout un chacun,
que Jacques Brel a si bien su illustrer. Mêlant chant, texte parlé et musique,
Parle
donc grand Jacques...
est un spectacle poétique où la réalité, le rêve et l’humour
se confondent pour livrer au spectateur une écoute originale de l’oeuvre de
Jacques Brel.
 
ESPACE MAGNAN - le 28 mars 2008 à 21h
31 rue Louis de Coppet
06000 NICE
 
 
 
 
 
 
 
 
March 11

Marie Bashkirtseff, work in progress

La bataille est loin d'être gagnée... Mais les forces sont en présence.
Le masque de la tristesse s'en est allé. Il reste à faire ! Tout est encore à faire.
Aucun regret. Même si demain la défaite devait survenir.
Aller jusqu'au bout, quoi qu'il arrive.
Merci donc à toi Thierry, à toi Cécile, à toi Claude, à toi Béatrice, à toi Berenger, à toi aussi Diane.
Sans vous, j'aurais abandonné. Elle est à nous maintenant cette histoire.
Merci surtout à toi Marie. J'ai retrouvé aujourd'hui l'émotion originelle. Celle qui était enfouie depuis si longtemps.
Je sais maintenant que nous faisons chemin tous ensemble.
 
 
Marie Bashkirtseff
Journal Intime
 
Mise en scène, Frédéric REY
Scénographie, Thierry DARDANELLO
Musique, Claude GALVEZ
 
avec Cécile MATHIEU
 
Commencé en 1873 alors son auteur n’a que 14 ans, le journal de Marie Bashkirtseff comporte près de 19 000 pages écrites jusqu’en 1884, date à laquelle l’artiste meurt des suites d’une tuberculose agravée. 
“Son recueil débute par de longs et insignifiants détails, puis, peu à peu, le ton change, la lecture devient poignante, et cette confession féminine, dans sa franchise, montre une âme à nu : des aveux, des désirs, des révoltes, des ambitions empreintes de la plus vraie humanité, sans rien d'apprêté ni de convenu. Le style est même souvent cavalier, hardi, avec des termes familiers qui ont une singulière saveur, et qui trahissent bien l'éducation reçue un peu à la diable, à travers une enfance ballottée par les voyages, la fréquentation de milieux cosmopolites, la bizarrerie d'une existence nomade. Dans ces perpétuels déplacements, où se plaisent de nombreuses familles russes, l'âme de la petite Slave reçoit des impressions multiples, qui la mûrissent et la compliquent”.
 
Ce pauvre journal qui contient toutes ces aspirations vers la lumière, tous ces élans qui seraient estimés comme des élans d’un génie emprisonné, si la fin était couronnée par le succès, et qui seront regardés comme le délire vaniteux d’une créature banale, si je moisis éternellement ! Me marier et avoir des enfants !
Mais chaque blanchisseuse peut en faire autant. A moins de trouver un homme civilisé et éclairé ou faible et amoureux. Mais qu’est-ce que je veux ? Oh ! vous le savez bien. Je veux la gloire ! Ce n’est pas ce journal qui me la donnera. Ce journal ne sera publié qu’après ma mort, car j’y suis trop nue pour me montrer de mon vivant. D’ailleurs, il ne serait que le complément d’une vie illustre.
 

Pour plus de détails sur la vie de Marie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Bashkirtseff

 
 
Création au Musée des Beaux Arts de Nice
33 avenue des Baumettes
Le samedi 15 mars 2008 à 20h30
 
 
 
 
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Ides de mars
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Interpol in Paris
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L'Oiseau Vert
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London
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Marie Bashkirtseff
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Marie Bashkirtseff, Journal Intime (répétition)
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Mon Berlin
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Monty Semeuse
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Nice tout simplement
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Nocturnus & sine die
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Paris (back in)
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Paris / Chenonceau
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Paris again
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Paris Estate
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Paris, Vaux-le-vicomte-Versailles
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Pau, Cadaquès y Barcelona
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Peter Pan au Théâtre Françis Gag
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Prague
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Promenades du Printemps : Coaraze, Coursegoule, La Sainte Baume
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Public
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San Sebastia en Cadaquès
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sans titre
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sans titre au nez
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Sans valentines...
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Spectacle Brel
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Staglieno, genova per noi
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The Dresden dolls
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Thoronet
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transit
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Treuil et creux
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Tribale Globale - Casa Jorn
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Tribale Globale - Sindoni
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Una notte a Bussana Vecchia
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Val des Ombres
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Vérone, Ljubljana, Vienne, Budapest, Paris, Zagreb
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vintimille
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Yabu No Naka
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YABU NO NAKA de Akutagawa
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ZOE CONWAY
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Les Liaisons Dangereuses
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